Une belle balade dans les Grandes Jorasses

RDV à Albertville, le vendredi 26 Septembre à 14h30.
Bastien, pendant ce temps, achète le matos qui nous manque. C’est le moment ou jamais de s’équiper, on part dans les Grandes Jorasses!

14h30, check list du matos: Surprise, Bastien grimpera en chaussures de rando. Ils sont fous ces alpins!

Deux heures de route plus tard nous voilà arrivés à Chamonix, c’est parti! On attrape le train du Montenvers à la volée. Nous profitons du trajet pour enlever les étiquettes du nouveau matos, comme de bons vieux Parisiens. Je reconnais une silhouette Pyrénéenne… C’est Rémi Thivel. En discutant on apprend qu’il va aussi dans les Jorasses. Il part du Montenvers, et en solo… Ils sont fous ces profs de l’ENSA !

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Après une longue marche d’approche sur la mer de glace, nous arrivons à notre bivouac 5 étoiles, dans la neige et ce, au pied de la face ; nous nous offrons en guise de matelas, une couverture de survie! Bastien commence à se demander pourquoi il est parti avec moi! Il est 20h30, je regarde pour la première fois le topo.
On passe la fin de notre courte nuit en compagnie d’Espagnols, ce qui au moins, ne nous change pas des Pyrénées!

2h00 du matin : 1 clope, 1 café et hop, c’est parti! Il fait nuit noire, on loupe la bonne rimée et on se retrouve dans la voie des Polonais.
Une fois acclimatés au relais sur piolet, nous prenons notre rythme de croisière. L’un monte jusqu’à avoir des crampes aux mollets puis le second le rejoint, ainsi va le rythme d’une cordée dans les Grandes Jorasses.

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Nous décidons alors de combiner plusieurs voies. Nous suivons la voie Polonaise 1970 jusqu’à la moitié de la face. Cette première partie est une suite de petites goulottes et de placages en neige « pouic pouic », un enneigement qui à l’avantage d’être super agréable à grimper mais qui, par contre, est très difficile à protéger.

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Par la suite, nous empruntons un éperon en mixte de la voie Polonaise 1975. Plusieurs longueurs en dry où les coincements de lames sont de mise. Petite pensé pour Julien Martin qui vantait les mérites de ce sport étrange où l’on utilise les piolets et les crampons sur le caillou.

Tout ça pour finir dans une goulotte de 150 mètres à l’aplomb de l’éperon Croz. Une superbe goulotte vêtue de fine glace. Une longueur au-dessus, une cordée de Polonais nous caillassent corsant ainsi un peu plus notre avancée.

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Les conditions du jour sont parfaites et au fil de notre ascension, nous tombons de plus en plus amoureux des Jorasses.

17h00: Nous voila enfin au sommet. Un soulagement qui est de courte durée car les Jorasses sont plus durs à descendre qu’à monter. On est sacrément attaqués, on a les pattes en feu… mais on est tout de même heureux! Pas le temps pour autant de casser la croûte au sommet. On attaque rapidement la descente.

Une fois les rappels terminés, on passe les crevasses avec un petit saut au-dessus d’une rimaye, tous ça reste très « sport », après plus de 48 heures « au taqué ». On se retrouve sur l’arrête de roche qui mène au glacier de plein pied. La nuit montre le bout de son nez et Bastien fait tomber une frontale dans la voie.

Gravité 1 – Bastien 0.

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Bien séchés, nous décidons de faire un bivouac sur l’arrête.
Avec une journée dans les Grandes Jorasses en guise de somnifère, il nous faudra peu de temps pour pouvoir nous endormir.

Le jour se lève, nous essayons tant bien que mal de trouver l’équilibre mais nos muscles ne sont pas d’accord. Des bonbonnes ont remplacé nos mollets, Bastien à lui l’impression de s’être transformé en glace, il ne peut plus plier ses genoux. Comme deux pauvres vieux, nous tentons tant bien que mal de nous remettre en marche.On se rend compte que la veille nous avons vraiment « envoyé la soudure »!

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En descendant, nous croisons Martin Elias qui était parti avec monsieur Kora Pesce dans la direct de « l’amitié ». On fait un bout de descente ensemble , on se raconte quelques conneries en espagnol et nous voilà arrivés à la Palud.

Les italiens n’acceptant pas la CB, il nous faudra acheter un bandeau pour obtenir de la monnaie, qui permettra par la suite, l’obtention de la tant convoitée, bière Italienne!

Résultat des courses, une belle voie dans les Jorasses, un nouveau compagnon de cordée et un sublime bandeau Courmayeur!

powwow

Allez Salut!

Récit de: Bastien Lardat et Bastien Fleury

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